Anda Apalga, voyage en Amérique du Sud

Santiago, grande capitale moderne

11:44, lun 12 mai 2008 .. Lien

 

Avec plus de 6 millions d'habitants, Santiago concentre 40% de la population du Chili. C'est une ville immense, moderne et occidentale. On y trouve de grandes avenues piétonnes et des autoroutes urbaines infranchissables, une lumière trouble et diffuse qu'on soupconne être liée à la pollution, de gros périphériques, des immeubles de verre, d'acier et de béton qui donnent le tournis, un métro, des écrans publicitaires géants... Et de temps en temps quelques vieux bâtiments encadrés de tours géantes. 

 

Les grosses avenues pavées (la plaza de Armas en particulier) sont animées de petits concerts de rue, d'exposition de tableaux et de prêcheurs du dimanche vociférant au micro à la gloire du seigneur. En revanche les jongleurs et autres saltimbanques chevelus, troubleurs de l'ordre public reconnus, s'attirent les foudres des Carabineros, même sur les petites places au fond des parcs. 

Sur la place d'armes

La ville est vraiment très différente d'autres métropoles que nous avions pu voir : fini les vendeurs de rue, les vieux bus avec leurs gros nuages noirs et leur rabatteurs criant à la fenêtre, les indiennes aux chapeaux melons qui vendent leurs herbes bizarres dans des odeurs ensorceleuses, les cireurs de chaussures masqués (ici ils ont une grille de tarifs). La Paz est vraiment très loin ! J'ai bien peur que ces quelques jours de présence à Santiago ne nous permettent pas d'en dire beaucoup plus sur cette immense cité et plus encore sur le Chili et ses habitants.

Le palais présidentiel




Le difficile passage de la frontière Chilienne

11:26, lun 12 mai 2008 .. Lien

Après Salta, nous sommes passés par Mendoza, après un petit voyage de 18h que nous n'avons presque pas senti passer tant le bus était confortable... Le peu que nous avons vu de la campagne Argentine nous a un peu décu, principalement des champs immenses et un paysage plutot monotone. Les distances sont impressionantes, les "beaux" sites les plus proches de Salta étant situés à 4h de bus.

Depuis Mendoza, il suffit de traverser la Cordillère des Andes pour rejoindre Santiago du Chili. Enfin, le "il suffit" n'est pas vraiment adapté car s'il y a simplement 6h de voyage, il y a 3 ou 4h de pause frontière! Le paysage Andin est magnifique, entre les montagnes enneigées, l'Aconcagua le plus haut sommet d'Amérique et les paysages de 7 ans au Tibet (qui a été tourné dans cette région, désillusion). 

Mais il y a foule pour passer la frontière, des camions et des bus principalement. Les bus passent en dernier, tous les sacs sont sortis, passés aux rayons X, fouillés pour les plus louches, reniflés par des chiens en quête de drogue... Bref tout cela s'éternise et n'est pas très accueillant. Les douaniers cherchent en particulier les produits comestibles frais. En revanche ca ne leur pose pas de problèmes qu'on fasse passer, par exemple, des machettes. Le résultat de toute cette quête dans notre bus aura été la découverte d'une grappe de raisins dans le sac d'une malveillante touriste ! Beau tableau de chasse. Le Chili nous a finalement accueilli et après une descente en lacets impressionnantes et la traversée de nombreux vignobles, nous avons rejoint l'immense cité de Santiago.




Petit apercu de l'Argentine

10:34, lun 12 mai 2008 .. Lien

Dès le passage de frontière, nous avons découvert la bonne surprise que nous réservaient les bus argentins : des bus tellement confortables qu'ils donnent l'impression de voyager dans un salon... Le début de la redécouverte du confort à l'occidental.Le grand plaisir suivant,c'était l'eau potable au robinet ! Bref quelques heures plus tard nous étions à Salta, notre 1ère ville Argentine. La ville est touristique par endroits, mais ici les étrangers passent beaucoup plus inapercus, et ça aussi, c'est agréable. Les argentins sont par ailleurs très sympathiques et accueillants.

Le centre ville est joli, encore très colonial, avec de grandes places ombragées par d'immenses arbres, palmiers, conifères et ceibos. Sur les places et dans certaines rues, les orangers en fruits remplacent les platanes. Nous avons définitivement quitté le climat tropical, ici c'est l'automne et les arbres perdent leurs feuilles jaunissantes... Le climat s'est refroidit au cours de la semaine que nous avons passé à Salta, les 1ers jours il faisait 25, les derniers 15 ! Il semble qu'une vague de froid venue de l'Antarctique ait refroidi le pays.

La crise actuelle et la montée des prix des matières premières doivent quelque part profiter à l'Argentine, qui est l'un des principaux producteurs mondiaux de céréales et surtout de soja OGM dont le prix a fortement augmenté. Le gouvernement, estimant que cette hausse le permettait, a augmenté les taxes sur les exportations agricoles. Cette mesure lui vaut un conflit contre les agriculteurs, qui dure depuis 2 mois et a entrainé le blocage des routes et surtout de l'approvisionnement des villes. Le taux de croissance est proche de 9% et on ressent dans les quartiers commerciaux une sorte d'effervescence de la consommation. Les rues commerçantes sont pleines, les magasins aussi, excepté bien sûr pendant la pause de midi, de 14h à 16h30.

Les Argentins ont un rythme de vie un peu décalé : quand nous sommes arrivés vers minuit, le terminal grouillait d'activité et plus étonnant, les restaurants étaient pleins. Ils commencent à servir vers 20h (mais personne ne va manger si tot) et ferment très tard, surtout les soirs de weekend.

Le régime alimentaire argentin promet pour un proche avenir un taux d'obésité et de maladies cardio-vasculaire impressionant. L'Argentine produit une viande de boeuf excellente et en consomme certainement par habitant des quantités astronomiques. Le plat principal est l'asado, en fait une grillade d'un (ou de plusieurs!) morceau de viande énorme et délicieux. Mais les patisseries ne sont pas en reste, le dulce de leche, une sorte de confiture de lait très sucrée, sévit dans tous les desserts en quantités absolument écoeurantes. Le biscuit régional est composé de 2 galettes trés sucrées, tapissés de sucre glacé et fourrée de dulce de leche...




Adios Bolivia

10:00, lun 12 mai 2008 .. Publié dans Bolivie .. Lien

Voila bien longtemps que nous n'avons pas mis ce blog à jour, nous avons eu du mal à trouver des ordinateurs "modernes", permettant de télécharger des photos... Après Cochabamba nous sommes allés à Tarija, tout au sud de la Bolivie. Nous comptions y rester un moment mais étant donnée la situation politique et les possibilités de blocage, nous avons rapidement passé la frontiére avec l'Argentine. 

Tarija fait partie des principales régions d'opposition au gouvernement de Morales et compte organiser un référendum sur l'autonomie en juin. Le 4 mai, la province de Santa Cruz a voté à 85% pour le oui. C'est un franc succés pour les autorités locales, un échec selon le gouvernement en raison d'un fort taux d'abstention (40%) et de nombreuses accusations de fraudes. Il faut savoir que le gouvernement Bolivien faisait campagne pour l'abstention, dans l'espoir de pouvoir annuler ce référendum "illégal". Le fait est qu'en ajoutant le non et l'abstention on dépasse 50%, mais seules les autorités Boliviennes le voient de cette facon. Le référendum a engendré des violences dans les quartiers pauvres, mais sera reproduit dans les 3 provinces de l'Est du pays courant mai et juin.

A Sucre nous avions eu un apercu de la campagne contre la nouvelle Constitution ("Non à la Constitution tachée de sang") et à Tarija nous avons profité de la campagne pour l'autonomie. Des voitures avec des hauts parleurs sur les toits, circulaient dans la ville pour appeler à une manifestation pro-autonomie, pour "qu'enfin Tarija profite de ses richesses", "parce que la centralisation nous brime depuis des siècles", "ne ratez pas ce RDV avec l'histoire" etc, le tout sur un air de "Venez voir le grand cirque Zapatta ses lions et ses acrobates!!". De son coté Evo Morales justifie les mesures restrictives à l'importation par des spots publicitaires qui le mettent en scène sur son tracteur... Et les infos sur les violences lors du référendum montraient des images de bagarres et d'incendies d'urnes, sur fond de B.O du seigneur des anneaux ! En bref les Boliviens ont le sens de la mise en scène.

D'après une conversation avec un Tarijeño, ceux ci souhaitent garder l'intégralité des revenus du gaz (Le gaz est la principale soucre de richesse de Tarija, qui concentre l'essentiel des réserves nationales), le gaz étant une ressource non renouvelable. Il trouve également normal que les 3 autres zones productrices de la totalité des richesses des pays gardent pour elles leurs revenus. On n'a pas osé lui demander ce qu'allaient devenir les régions Andines dans cette vision pleine de solidarité nationale...

En tous cas nous sommes partis en Argentine plus tôt que prévu, pour ne pas prendre le risque d'un blocage de la frontière. La transition est suprenante, en quelques heures de bus on a l'impression de changer de continent ! Contrairement à ce qu'on nous avait annoncé, les douaniers Argentins se sont contenté de passer nos sacs aux rayons X, sans autre fouille. Le petit poste de Bermejo en plein climat tropical était désert et nous sommes passés sans autres encombres que les raids de moustiques...




Bolivie: Morales accepte de soumettre son mandat à un référendum

01:15, sam 10 mai 2008 .. Publié dans Bolivie .. Lien

LA PAZ - Le président bolivien Evo Morales s'est dit prêt jeudi à soumettre son mandat et celui de neuf gouverneurs de départements à un référendum, peu après l'adoption par le Sénat d'une loi autorisant ce plébiscite. "Si nous, les politiques, nous ne parvenons pas à nous mettre d'accord, il vaut mieux que le peuple décide du destin de son président et des préfets (gouverneurs NDLR)", a déclaré le chef d'Etat dans une allocution retransmise par la télévision publique.

La mesure impose à Evo Morales et aux préfets de rallier plus de voix que lors des élections de 2005. En cas d'échec, ils devront se représenter à de nouvelles élections générales.

Evo Morales a néanmoins demandé au Sénat, dominé par l'opposition, qu'il lui envoie le projet de loi "pour la promulguer immédiatement". Aucune date n'a encore été fixée pour le référendum.

"Je souhaite confirmer ma position, qui est de me soumettre au peuple. Pour que le peuple dise qui gouverne et qui ne gouverne pas", a-t-il ajouté.

Evo Morales s'était auparavant réuni avec ses principaux collaborateurs pour analyser la décision inattendue du Sénat. Le président bolivien avait lui-même proposé en décembre de soumettre son mandat et celui de neuf gouverneurs à un référendum, à un moment où le pays traversait une crise autour d'un projet de réforme constitutionnelle. Mais le sujet n'avait plus été évoqué jusqu'à ce jeudi, où le Sénat a approuvé, contre toute attente, la proposition.

Le président de la chambre haute, Oscar Ortiz, a expliqué que l'opposition cherche ainsi à retarder l'approbation par référendum du projet de réforme constitutionnelle soutenu par le président.

Ce projet prévoit notamment une autonomie des départements différente de ce que réclament quatre d'entre eux, et reconnaît par ailleurs l'autonomie des indigènes. AP

Source.......... yahoo.com (rehm)




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