Anda Apalga, voyage en Amérique du Sud | |
Lagunas et la Réserve Nationale Pacaya SamiriaLagunas est une petite ville de 5000 habitants, pauvre et agricole, qui profite à priori peu du tourisme. C’est pourtant la 2ème voie d’entrée (après Iquitos) à la Réserve Nationale Pacaya Samiria. Cette vaste aire protégée (plus grande réserve du pays) est comprise entre les gros rios Marañon et Ucayali, les 2 affluents de l’Amzone. Son niveau est inférieur à celui du niveau de la mer, de sorte que la zone est inondée durant toute la saison des pluie.Les écosystèmes qu’elle abrite sont donc très particuliers (des forêts qui vivent les pieds sous 1 à 2 m d’eau pendant plusieurs mois) et d’autant plus précieux que toute la forêt des alentours est chaque jour plus dégradée par les activités humaines. La biodiversité de la zone est l’une des plus élevée de la planète, en particulier 2520 espèces de poissons, dont le paiche, plus gros poisson d’eau douce du monde (3m et 200kg).
Pour faire un peu de promotion et reparler d’écotourisme : A Lagunas, les touristes entrent obligatoirement acompagnés de guides locaux, appartenant à l’une des 4 agences de la ville. La visite se fait en pirogue de 2 ou 3 touristes, les embarcations à moteurs sont interdites. Il y a en moyenne un guide par touriste. La ville n’est accessible que par la launcha. Les tours coûtent environ 80-100 soles par jour (20-25 euros) A Iquitos, les paquets touristiques en vente depuis Internet comprennent parfois le vol Lima-Iquitos et presque systématiquement l’accueil et le retour à l’aéroport. Les visites sont chères, du coup il faut partir en groupes jusqu’à 20 personnes. L’accès à la réserve se fait en bateau à moteur, jusqu’au coeur de la réserve ou les dauphins, les anacondas et les lodges confortables attendent les touristes. Les deux types de voyages s'appellent écotourisme, mais à Iquitos le marketing est plus développé et les agences s'en réclament davantage. On est passé par l'agence ACATUPEL (Association Paysanne de Tourisme et Protection de l'Environnement de Lagunas), pour laquelle on peut vraiment parler d'écotourisme communautaire. Le (faible) bénéfice réalisé par l'agence est reversé à l'association. On l'a évalué dans notre cas à moins de 60 soles. Les guides s'engagent en outre à réaliser 10 jours de travail volontaire par mois pour la protection de la Réserve et ont d'énormes connaissances sur la faune, la flore et leurs utilisations traditionnelles. Les revenus du tourisme sont faibles, en raison du petit nombre de touristes par rapport à la concurrence des agences. De ce fait les guides doivent avoir un autre emploi, car ils ne sortent que quelques jours par mois avec les touristes (à l'exception de notre période estivale).
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